Marie-Dorée DELACHAIR

Psychothérapeute

Spécialiste des addictions

Bienvenue sur mon site Aller Mieux

Mon cabinet de psychothérapie est situé à Cannes (Alpes maritimes, 06). J’interviens sur Cannes et ses environs (Nice, Mougins, Sophia Antipolis, Monaco...)


Addictions et dépendances (Alcool, drogues, tabac, jeu, Internet..)


Diplômée du « Bureau for Private Postsecondary and Vocational Education » (school code: 1936421) en tant que « Certified Chemical Dependency Counselor » (CCDC) (spécialiste du traitement des addictions) Marie-Dorée Delachair a travaille dans le domaine des addictions et dépendances de tous genres depuis plus de quinze ans.

Une spécialisation qui lui permet de traiter des individus rencontrant toute sorte de problèmes de dépendance et d'addiction (troubles du comportement alimentaire, co-dépendance, addiction a l’alcool, drogues, jeu, travail et d’autres troubles du comportement dit compulsifs.)

Elle a, dans ce domaine fait son internat dans l’une des plus grandes cliniques de Malibu en Californie "Renaissance" qui combine l'ACP (Approche Centrée sur la Personne), Gestalt (Psychodrame), TTC (Thérapies comportementales et cognitives), Equithérapie : Psychothérapie avec les chevaux.

Les troubles du comportement alimentaire (TCA)

Les troubles de l’alimentation sont une conséquence de troubles psychiques variés, souvent inconscients. Ils se manifestent par exemple par une préoccupation tyrannique du poids, ou au contraire une négligence totale du corps ou encore des attitudes qui ressemblent aux auto-mutilations. Ils comportent parfois une dimension suicidaire à laquelle le spécialiste consultant doit particulièrement veiller. Les enjeux psychiques de ces symptômes doivent être appréciés et évalués en fonction de la personne qui en souffre et de son histoire, celle de son environnement y compris l'environnement de la petite enfance et d'évènements déclenchants de la symptomatologie. La seule présence - ou absence - d'un symptôme ou d'un autre ne suffit pas pour établir un diagnostique différentiel.

La mode de minceur, les mauvaises habitudes alimentaires, les phénomènes d'imitation entre adolescents - et autres facteurs socio-culturels - jouent un rôle certain mais qu'il est difficile d'apprécier et qui de toute façon est assez peu pertinent dans les prises en charge.

Comme psychothérapie, ce qui convient bien, c'est la thérapie cognitivo-comportementale ou TCC. Le but n'est pas de rechercher que la cause (dans la petite enfance) comme dans une thérapie analytique. Rechercher la cause prend des années. On ne peut pas réparer facilement un traumatisme très ancien.

En TCC le but c'est d'éliminer le problème qui gène. En moyenne cela dure 20 séances tous problèmes confondus. Pour un TCA c'est probablement un peu plus en moyenne. La TCC c'est une sorte d'apprentissage, le psy est comme un prof ou un moniteur de sport et le patient un élève. Entre les séances le patient fait des exercices. La TCC se prête bien pour soigner les TCA, car dans la TCA il y a une partie qui est devenue une habitude. Pour se débarrasser d'une mauvaise habitude, il faut s'en déshabituer, c'est donc une sorte d'entraînement progressif.

Il y a des cas ou il est recommandé d'associer un "antidépresseur". C’est pourquoi je travaille toujours en collaboration avec un médecin et une psychiatre dans la mesure où un médicament est souvent judicieux ou nécessaire. La TCC est la thérapie la plus utilisée dans le monde. La France reste un bastion de la psychanalyse, avec l'Argentine notamment, mais la TCC y est bien implantée : c'est un Lyonnais qui a amené la TCC en Europe en 1980.

La boulimie :

Trois adolescentes sur dix ont connu une période de boulimie. Cette envie irrépressible de manger sans faim culmine avec des crises durant lesquelles des quantités énormes de nourriture peuvent être avalées. Pour en sortir, la thérapie comportementale et cognitive est souvent une aide précieuse. Elle va s'attacher à modifier l'image de soi pour renouer avec son corps.

Les troubles du comportement alimentaire sont très répandus chez les adolescentes. La boulimie est l'un des problèmes les plus préoccupants. Souvent, cette maladie n'est pas seule. Elle s'accompagne souvent :

De troubles anxieux : il s'agit notamment de problèmes d'anxiété sociale ;
D'un état dépressif : c'est le cas de nombreuses boulimiques ;
De troubles de la personnalité : les 2/3 des boulimiques seraient sujettes à ce type de troubles.

> Identifier la cause

Pour s'attaquer à ce problème, la thérapie comportementale et cognitive aura à coeur d'identifier la cause du malaise. Les pistes sont de quatre ordres :

Un mauvais contrôle des habitudes alimentaires : il s'agit alors d'un problème de comportement, de rapport à l'aliment ;
Un stress interpersonnel : il s'agira alors de relations problématiques avec l'entourage qui vont être gérées par la prise incontrôlée de nourriture (ce problème sera traité par des techniques d'affirmation de soi) ;
Un modèle de lutte contre l'anxiété : manger sera une réponse face à des problèmes professionnels ou autres ;
Un modèle cognitif : des "croyances" erronées, un mal-être (sans que cela soit associé forcément à un état dépressif) vont être combattus par l'alimentation.

>Les réponses de la thérapie comportementale et cognitive aux addictions

La réponse de la thérapie comportementale et cognitive est apportée en plusieurs phases. D'abord, il y aura une période d'éducation à la nutrition, afin de bien comprendre les enjeux de l'alimentation. Puis les techniques comportementales et cognitives seront exploitées :

Gestion de l'affirmation de soi, incluant une partie pour apprendre à communiquer ;
Relaxation permettant de gérer l'anxiété. Elles seront misent en place dès qu'une crise de boulimie approche ;
Des techniques d'exposition/prévention des réponses. On met dans ce cas la personne boulimique face aux aliments qui déclenchent la boulimie pour apprendre à gérer l'angoisse. La même technique est employée pour traiter les troubles obsessionnels compulsifs ;
Des entretiens cognitifs qui permettront, par la discussion, de mettre fin aux croyances erronées.

Ces techniques, bien que brèves (15 séances environ), donnent de bons résultats et ces démarches dites "psycho-nutritionnelles" sont d'ailleurs de plus en plus utilisées. Sortir du cercle infernal est un travail de longue haleine. La boulimie est souvent prise en charge très tard : la famille et l'entourage ne veulent souvent pas voir le problème. Pourtant, des solutions existent.

Article du Dr Béatrice Sénemaud sur la boulimie :
« La boulimie est une perte de contrôle du comportement alimentaire avec une pulsion irrésistible à manger. Comme l’anorexie, elle touche les filles, surtout, à l’adolescence. Les crises de boulimie durent une heure ou deux pendant lesquelles l’adolescente mange à toute vitesse n’importe quoi, n’importe comment et sans aucun plaisir, en se cachant des autres. Elle vide le frigidaire en se bourrant des aliments les plus caloriques, puis est prise de douleurs au ventre et vomit. Les boulimiques arrivent donc à maintenir un poids normal car elles ne gardent pas les aliments. Elles prennent parfois des laxatifs. Il faut donc les distinguer des personnes qui mangent trop (hyperphagiques) et deviennent obèses. Les crises de boulimie sont plus ou moins aiguës. Elles alternent parfois avec des périodes de restriction alimentaire intense et sont alors une sorte de compensation en rapport avec des régimes trop stricts. La boulimie est ainsi souvent une conséquence des contraintes sociales et culturelles qui érigent en modèle des régimes impossibles à tenir pour les jeunes femmes. La boulimie a des causes d’ordre psychologique : elle est liée à de troubles du désir, parfois à une dépression. Certains la considèrent comme une dépendance, comparable à l’alcoolisme ou la toxicomanie. Les boulimiques sont conscientes de leur problème et ont souvent recours à une aide psychologique. Le traitement repose sur la psychothérapie, avec parfois des antidépresseurs. Le pronostic de guérison de la boulimie est en général bon, mais les rechutes sont fréquentes. »

L’anorexie :

L’anorexie touche 2 % des femmes, essentiellement des adolescentes. Ce refus de s’alimenter traduit un mal-être profond et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé.

C’est une grève de l’appétit motivée par l’obsession d’être toujours plus mince. Elle débute presque toujours à l’adolescence et touche les filles dans 9 cas sur 10. Ce désir de maigrir à tout prix et de plus en plus, repose sur une perception du corps totalement imaginaire, sans aucun rapport avec la réelle corpulence de la jeune fille. La restriction alimentaire très stricte est souvent dissimulée à l’entourage afin de faire illusion le plus longtemps possible. L’adolescente prend parfois, en plus, des laxatifs et se force à vomir lorsqu’elle a consenti à manger.

C’est une maladie grave et difficile à traiter, qui peut se terminer par la mort par dénutrition dans les cas graves. A force de ne rien manger, les mécanismes de faim et de satiété sont altérés ; l’amaigrissement devient pathologique et s’accompagne de carences nutritionnelles. Dans les cas graves il faut recourir à l’hospitalisation pour re-nutrition par gavage. L’isolement avec séparation du milieu familial est parfois nécessaire. Le traitement fait intervenir médecins, nutritionnistes et psychiatres. C’est un traitement au long cours qui repose sur un contrat de prise de poids régulière, contrat conclu avec le médecin dans lequel la jeune fille s’engage à se ré-alimenter progressivement, accompagné d’une psychothérapie individuelle ou familiale.

Il peut être très difficile de faire retrouver l’appétit à l’anorexique, et, dans seulement la moitié des cas d’anorexies graves, les contrats de poids réussissent. Les rechutes sont nombreuses et la maladie devient chronique.

On ne connaît pas précisément le pourcentage d’anorexie dans la population générale, mais on observe que le nombre d’hospitalisations a doublé en une génération.

Addiction a l’Internet

(de plus en plus développée chez les adolescents)

L’Internet offre des multiples possibilités dans les domaines du travail, de l'éducation, ou dans la communication. Pourtant il y a des personnes qui dépassent les limites d’une connexion "normale" et qui vont dans le sens d’une conduite addictive, perdant tout contact avec la vie réelle. L'adaptation de la grille des critères de l'addiction selon le DSM-IV prouvent le bien fondé d'une telle affirmation.

Une nouvelle étude dans le domaine, publiée par la revue Perspectives in Psychiatric Care, indique que ce problème d’addiction est devenu sérieux. Ce terme général d’addiction à Internet regroupe en fait plusieurs types de « drogues » virtuelles et toucherait quand même entre 5 et 10% des surfeurs à l’échelle mondiale, ce qui soit dit en passant représente un nombre imposant de personnes.

Ceux qui ont réalisé cette étude ont séparé l’addiction générale en cinq comportements plus spécifiques :

Addiction et dépendance au cybersexe
Addiction et dépendance aux relations virtuelles
Besoin compulsif d’accéder au web
Besoin de sentir une « surcharge » d’informations
Besoin compulsif touchant les jeux en ligne (qui a dit World of Warcraft ?)

Il est intéressant de constater que, parmi les « drogués » de l’Internet, 54% ont un passé dépressif, 52% ont un problème de drogue ou d’alcool et 34% ont des crises d’anxiété. Dans ce cas, ne pourrait-on pas dire que cette addiction à Internet n’est qu’un résultat ?

Addiction au Jeu

De nombreuses personnes qui ont un problème avec le jeu compulsif, jouent dans le but de fuir des émotions douloureuses.

Par exemple, les joueurs dépressifs peuvent ressentir un regain d'énergie ou une libération d'endorphine en jouant. Ensuite, le jeu demande de l'attention, ce qui a pour effet de distraire l'individu de ses problèmes. De plus, les activités à hauts risques comme le jeu, de par les sentiments d'excitation qu'elles procurent, combattent le sentiment de vide et de mort. En outre, pour les personnes souffrant de trouble d'hyperactivité, le jeu, comme la cocaïne ou les amphétamines, a comme effet de les ralentir. Enfin, le jeu peut aussi être pratiqué afin de prolonger la phase « maniaque » d'une maniaco-dépression.

Parmi ceux qui s'adonnent aux jeux de hasard et d'argent (gambling en anglais), certaines personnes développent une pathologie : le jeu devient une maladie ou une dépendance se traduisant par une impulsion incontrôlable à miser de l'argent. La dépendance est caractérisée par un état de besoin impérieux de faire une activité, ou de consommer une substance, et par la nécessité d'en augmenter la fréquence ou la dose afin d'en maintenir l'effet et d'éviter l'état de manque (malaise, angoisse). En 1980, l'association américaine de psychiatrie reconnaissait le jeu pathologique comme un trouble de l'impulsion (DSM-III, 1980).

La définition du jeu pathologique(DSM-IV) met en valeur une comorbidité importante (dépression, personnalités antisociales, usage de drogues et d’alcool, trouble des conduites alimentaires). Le joueur rechercherait, par une forme d’auto-punition compulsive, démarche comparable aux autres formes de toxicomanies.

Addiction et dépendance au travail

Il existe aussi les addictions à un comportement. On s’aperçoit aujourd’hui que diverses activités sont susceptibles de figurer au tableau : le travail en fait partie au même titre que le jeu par exemple. Ces addictions, terme anglais signifiant "esclave de", se manifestent sous diverses formes mais qualifient toujours des conduites dites pathologiques. Or de plus en plus de personnes semblent touchées par ce mal des temps modernes. Souvent, ces dopés au travail adoptent des comportements similaires. En premier lieu, leur nature anxieuse les pousse à agir sur un mode obsessionnel : ils ne pensent qu’à ça !

“Nombreux sont les « work-addicts » qui déroulent leur journée une fois dans leur lit et planifient la suivante sous la douche", précise Pascale Senk.

La dépendance au travail, tout comme les autres addictions, s’accompagne également d’une hâte compulsive. Ils ne peuvent plus s’arrêter. Ils bossent le week-end, les vacances les ennuient... Un phénomène qui s’accompagne d’accoutumance. Pour les “accros” le toujours plus est en effet une loi, érigée en mode de vie.

Alcool, drogues

Vers la fin du siècle XVIII, des médecins de l'Angleterre et Allemagne ont défini pour la première fois la dépendance d'alcool comme étant une maladie et ils l'ont décrit comme telle. Mais il a durée encore quelque temps jusque ce concept s'est officiellement imposé et à toutes conséquences dans l'opine publique.

En dépit de la reconnaissance officielle par l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) de la dépendance d'alcool comme étant une maladie, cette constatation peut provoquer encore le sourit ironique et soupçonneux de beaucoup.

Dépendance à l’alcool et aux drogues :

Le magazine Français « Psychologie » définit l’alcoolisme comme :

« Ce mot désigne les manifestations pathologiques d’une consommation d’alcool et/ou de drogues régulièrement excessive. Ses causes sont multiples - on a même parlé de prédisposition génétique - mais souvent liées à une difficulté d'être, une crise existentielle, l’angoisse. Conséquences médicales fréquentes : hépatites, altération du système nerveux, problèmes cardiaques, diminution des défenses immunitaires. Les alcooliques/ drogués voient également leur vie sociale se dégrader. Le sevrage réussit difficilement sans aide. »

Je suis en relation avec certaines cliniques Européennes et Américaines pour cure de désintoxication si nécessaire et pratique des interventions directes au sein des familles et du patient.

Avant toutes les choses, on doit dire que le diagnostique d'alcoolisme ou de toxicomanie ne dit rien sur le mode, la cause et le degré de l'affection de base. Les recherches récentes ont souligné le fait que dans le cas de la dépendance d'alcool il ne s'agit pas d'une maladie uniforme mais d'une maladie physico psychique complexe.
Il y a des gens de toutes les classes sociales et avec des métiers différents qui sont dépendants d'alcool et/ou de drogues.
Il y a des problèmes de nature psycho somatique, sociale et idéologique, c'est-à-dire il doit exister des certaines caractéristiques psychiques et physiques dans une certaine situation donnée par l'entourage en corrélation avec une certaine attitude de vie, pour que la toxicomanie alcoolique ou toxicomanie se produise.

Conformément à une étude américaine, les enfants des familles des alcooliques et/ou de toxicomanes ont un risque quatre fois plus grand de devenir dépendants d'alcool ou/et de drogues. Certains réagissent différemment envers l'alcool et/ou les drogues en comparaison avec d’autres et cette sensibilité peut être transmise héréditairement comme ont montré certains études faits sur des jumelles, études élargies sur plusieurs races humaines.

Les adultes qui ont des parents alcooliques

Conformément à des certaines études, les chercheurs américains soutiennent que se discernent des autres par des caractéristiques suivantes:

Ils ne savent pas ce que signifie un comportement normal et s'orientent vers les autres pour valider leur décisions.
Ils ont des difficultés à suivre un plan dès le début jusqu'à la fin.
Ils mentent aussi dans des situations dans lesquelles il serait tant simple de dire la vérité.
Ils se jugent sans ménagement.
Ils ont des difficultés de se détendre (même quand tout va bien ils peuvent être de grands inquiets).
Ils se prennent très au sérieux.
Ils ont des difficultés dans la vie intime (peur d'être abandonné).
Ils manifestent une certaine surexcitation quant aux modifications de l'environnement, surtout lorsqu’ils ne peuvent pas les contrôler.
Ils cherchent toujours a être appréciés et de la validés.
Ils se considèrent différents des autres.
Ils sont soit extrêmement consciencieux, soit manquent totalement de sens responsabilité.
Ils sont extrêmement fidèles et loyaux, même alors qu'il est évidemment que leur loyauté n'est pas méritée.
Ils sont impulsifs. Ils ont tendance a s'embrouiller dans des actions sans en peser le pour et le contre au préalable, les alternatives et les conséquences.
Ils préfèrent avoir raison qu’être heureux.


Jean-Pol Tassin: l'addiction vue de l'intérieur du cerveau